Après avoir signé un contrat de production avec Universal Music Africa récemment , Lil Saako est entrain de connaître une montée exponentielle à travers son style imposant qui ne laisse personne indifférente lorsqu’il s’agit de son tube à caractère contagieux “ Zapata”
En tournée européenne depuis le mois dernier , Lil Saako n’a plus le temps. Car , il vient d’annoncer les couleurs de son tout premier album solo intitulé “ Nkonyi Dakhy”. Ce qui signifie en langue soussou “ comme chez moi”.
Dans cet album , l’enfant de coleah a mis en avant les valeurs de la musique guinéenne à travers les pas de danse , la chorégraphie , l’harmonie entre les paroles et les gestes. Plus loin , on peut lire entre les lignes , les 16 morceaux dont l’artiste a décidé d’offrir à ses mélomanes. La sortie de cet album est prévue le 16 juin prochain sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Zapata reste le tube qui a vendu l’image de l’homme aux multiples facettes.
Cette musique qui plaît à tous vient de la rue. Des rues embouteillées et turbulentes de Conakry, plus précisément. C’est ici qu’est né et a grandi Lil Saako, dans le quartier populaire de Coléah-centre. C’est ici aussi qu’a vu le jour le faré gnakhi, il y a plusieurs décennies. À la fois genre musical et danse particulièrement physique. Dans Zapata, Lil Saako s’inspire de ce patrimoine guinéen et en fait quelque chose de nouveau, mâtiné d’influences européennes, américaines et africaines.
Un style critiqué
“Ma vocation, c’est de promouvoir la culture, la tradition, la danse guinéennes sur le plan international.” Il repense avec regret à cette époque où, selon lui, son pays influençait le continent, avec les Ballets africains notamment. Si la chanson Zapata et sa chorégraphie ont fait le tour des réseaux sociaux sous la forme d’un challenge et ont même été reprises par les influenceurs les plus connus d’Afrique de l’Ouest, l’accueil des Guinéens fut plutôt froid au début.
“J’ai été beaucoup critiqué, par des artistes, par ceux qui sont devenus des fans aujourd’hui. Les gens ont dit ‘mais Saako il ne doit pas faire ça, il est hip hop, il ne doit pas changer, pourquoi il prend une autre direction alors que c’est à lui de booster la musique urbaine’.”
Il faut signaler que les derniers arrangements de cet album “ Nkonyi Dakhy” ont été effectué en France avec la maison de production Universal Music Africa.