Comme le dit l’adage : « Un sac vide ne peut pas tenir debout ». C’est exactement la situation dans laquelle se trouve actuellement le Syli national local à Kampala. Qualifiés avec brio, évitant ainsi une année blanche au football guinéen, les joueurs vivent aujourd’hui une situation financière délicate.
En effet, l’État guinéen n’a toujours pas mobilisé les fonds nécessaires pour leur permettre d’aborder sereinement cette compétition. Après avoir obtenu leur billet pour le CHAN en éliminant la Guinée-Bissau lors d’une double confrontation, les joueurs attendent encore leurs primes : celle de la qualification, mais aussi celles des stages de préparation au Maroc et au Cameroun.
Malgré ce moral fragilisé, le Syli local a entamé la compétition par une victoire précieuse (1-0) contre le Niger. Pourtant, après ce succès, aucune réaction financière n’est venue de la part des autorités.
La situation a fini par peser lourdement sur la santé mentale du groupe. Après la lourde défaite (3-0) face à l’Ouganda où le président ougandais avait promis une forte prime à ses joueurs en cas de victoire.Le ministère guinéen des Sports a finalement débloqué la prime du match aller contre la Guinée-Bissau, soit 5 000 000 GNF par joueur.
Cependant, à la veille d’un match décisif contre l’Afrique du Sud, prévu ce lundi 11 août 2025, les joueurs attendent toujours le versement des autres primes. Selon une source proche de l’équipe, une grève consistant à boycotter la mise en place tactique pourrait être déclenchée si la situation n’est pas réglée rapidement.
À 24 heures de ce rendez-vous crucial, il est urgent que les autorités guinéennes trouvent une solution. Car en cas de défaite contre l’Afrique du Sud, le Syli national local pourrait devoir sortir les calculettes pour espérer se qualifier.
Le nerf de la guerre, c’est l’argent.
Milla Camara , journaliste sportif